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Jacques Arènes

Jacques ARENES

THEMATIQUES DE RECHERCHE DETAILLEES

     

1 La psychopathologie, psychanalyse, et anthropologie des processus de constitution du lien et de la subjectivation, notamment dans le champ familial.

 

1.1 Dynamique et éthique du lien

Mon intérêt pour la subjectivation s’est focalisé plus particulièrement sur la question du lien, dans ses ambigüités et sa fragilité contemporaine, mais aussi dans ses aspects de créativité. Mon optique ne fut pas de donner au lien une base substantielle, mais, de « tenir », dans le même mouvement théorique, la logique de l’intrapsychique et de l’interpsychique, et d’en repérer aussi la dramatique culturelle. Dans le cadre de ces recherches sur le lien, j’ai participé, à partir des années 2005, au séminaire d’Ethique de la famille et du sujet contemporain (CEFSC) du Département d’Ethique à l’Université Catholique de Lille. Le Centre d’Ethique de la Famille et du Sujet Contemporain (CEFSC), auquel je participe actuellement, est un centre de recherche interdisciplinaire sur les questions éthiques, philosophiques et anthropologiques soulevées par l’évolution actuelle des réalités individuelles et familiales. La démarche interdisciplinaire, appliquée à l’éthique, permet de croiser des approches psychologique, psychanalytique et philosophique, juridique et sociologique, théologique et morale, autour des questions qui concernent l’espace familial contemporain. Un séminaire de recherche poursuit ainsi des investigations dans différents domaines tels que la parenté et la parentalité, le statut des enfants dans le champ social, les requêtes identitaires, les « déficits » psychiques et sociaux, les normes éthico-juridiques et leur évolution, etc. Dans ce cadre, j’ai participé à l’élaboration de la thématique du séminaire de recherche sur la question du lien, pouvant être abordé par les différents champs disciplinaires composant l’équipe. La question de recherche choisie depuis 2010 a été : « Qu’est- ce qui fait tenir les hommes ensemble ? ». J’ai pu ainsi initier un certain nombre de publications, avec en particulier les deux volumes consacrés à un travail de plusieurs années sur le fait religieux (Arènes, 2011 ; 2012a et 2012b). La question éthique s’est progressivement dégagée du faisceau d’intérêt que j’approfondissais sur la subjectivation. Cette question s’est posée dans la visée de l’éthique psychanalytique qui est éthique du sujet (Lacan, 1986). Mais, cette éthique du sujet se déploie dans la tension de la concurrence des éthiques, tension à laquelle l’œuvre de Charles Taylor m’a introduit (Taylor, 1989). Le lien – le lien familial en particulier - est porteur d’une ambivalence profonde qui se manifeste dans cette concurrence des éthiques, qui serait une caractéristique de la postmodernité. Dans cette diffraction de la notion de « vie bonne », les biens sont multiples et peuvent entrer en conflit. Dans tous les cas, les trajectoires contemporaines de subjectivation soulignent une zone de tension intense entre une éthique du sujet et de ses choix personnels, d’un côté, et une éthique de responsabilité au sens introduit par Hans Jonas, d’un autre côté (Jonas, 1989).

1.2 Le sujet créateur de soi

Ce paradigme de la concurrence des éthiques m’a conduit au cours des années jusqu’à maintenant à explorer une problématique générale qui est celle de la négativité. Le modèle du sujet créateur ne se déploie pas, évidemment, dans une pure positivité. Il se confronte, en premier lieu à la dramatique nécessaire de la rencontre avec l’objet, et au pari risqué, voire sacrificiel, de l’entrée en culture. Au fur et à mesure que s’est précisé mon cheminement intellectuel, le thème du négatif et de la manière de le « traiter » (Green, 1983 ; 1994) m’a semblé de plus en plus essentielle. J’ai été amené à percevoir, et à analyser d’une manière plus nette, comment ce thème de la négativité constitue le point de butée du vœu d’épanouissement contemporain (Arènes, 2013a), tout en suscitant le paradigme du sujet créateur, et même créateur de soi, s’extrayant des traditions (Foucault, 2006) et des anciens pouvoirs. Ce nouveau « sujet » se veut autonome (Arènes, 2010c), et s’enferre parfois dans des soumissions involontaires. Il évolue plus souvent dans le brouillard de la honte que sous la menace du tranchant de la culpabilité (Arènes, 2009e ; 2011). Sorti des méandres de la culpabilité, le sujet postmoderne se perd dans une quête sans fin de réparation de blessures réelles ou supposées, et d’autovalidation narcissique. La question de la transmission et de ses apories, notamment dans le champ familial, devient essentielle (Arènes, 2013b). La créativité transitionnelle, sans cesse sollicitée dans le devenir contemporain de subjectivation, se meut au-dessus du vide. L’approche théorique que j’ai élaborée à propose de la sortie du religieux – que j’ai considérée comme trauma « symboligène » –, peut être transposée pour ce qui concerne toute trajectoire de subjectivation, dans une culture où le sens est toujours à tisser, dans la poursuite d’une unité jamais saisie qui fait que chaque sujet tente d’incorporer un horizon téléologique à sa trajectoire individuelle. Dans ce paysage où se renégocient les contours d’une transitionnalité culturelle mouvante, les théories du sujet sont elles-mêmes retravaillées, dans une filiation avec Foucault et Deleuze. La culture, fortement déterminée dans le passé par la notion de contrainte, voire de sacrifice (Arènes, 2013c), se meut actuellement dans une recomposition continuelle de son lieu interne. Si le sacrifice est « sacrifié », cela ne signifie pas que la dynamique sacrificielle, au cœur même de la pensée freudienne des origines, ne soit plus agissante notamment dans le registre de la vie familiale. Elle œuvre seulement d’une manière sourde, sans recevoir la légitimation des hiérarchies explicites. « Sacrifice » de l’angoisse d’abandon des jeunes comme des moins jeunes, au sein d’un univers familial aux contours incertains, sacrifice d’un lien ténu et à toujours reconstituer, la dynamique de la relation d’objet se meut aujourd’hui comme au-dessus du vide (Arènes, 2011). Ces recherches menées à Lille constituent l’aboutissement de quelques années de réflexion, et de production théorique, que je viens de décrire brièvement. Les recherches pluridisciplinaires actuelles ont fait l’objet de la publication récente d’un ouvrage académique (Arènes & Foyer dir., 2013d).  

1.3 Qu’est ce qui fait autorité ?

Dans une approche parallèle concernant le lien, je codirige, depuis février 2010, le département du pôle de recherche « Sociétés humaines et responsabilité éducative » (SHRE) au Collège des Bernardins, à Paris. Cette responsabilité recouvre une activité de conseil auprès des chercheurs et étudiants du Collège des Bernardins, et la mise en place d’un séminaire de recherche interdisciplinaire, ouvert aux universitaires, praticiens et chercheurs autour de l’éducation et de la transmission, et la collaboration avec Marcel Gauchet (titulaire de la chaire des Bernardins jusqu’en octobre 2011) pour l’élaboration de son propre séminaire (« Transmettre, apprendre »). Le thème, courant sur deux années académiques, du séminaire que j’ai organisé au Collège des Bernardins est « Qu’est-ce qui fait autorité ? ». L’année 2013 nous amené à aborder ensuite la question de la filiation. Le colloque interdisciplinaire de clôture de ces deux années s’est déroulé en octobre 2012, et a fait l’objet d’une publication, sous presse (Arènes et Longeaux dir., 2013f).. Le choix du thème de l’autorité fut suscité par son sens le plus extensif, qui est celui d’une puissance sociale de création du lien (Fessard, 1944). Avec la modernité, et le rejet d’un modèle social autoritaire, la référence à l’autorité s’est complexifiée. Les instances traditionnelles d’autorité dans la famille, l’école, la religion, le monde du travail, la politique, s’effacent pour une part, cependant que de nouvelles figures d’autorité émergent ans le champ social.  Nous avons cherché à recenser les différentes autorités instituées, mais aussi les autorités de fait, plus ou moins explicites, correspondant à des groupes plus ou moins constitués. Nous avons analysé les modes et les voies de constitution des autorités émergeantes, au niveau individuel comme au niveau collectif. Un certain nombre de fonctions, ou de positions institutionnelles ne confèrent pas, aujourd’hui, en elles-mêmes une légitimité. Nous avons tenté de déterminer ainsi les outils et les voies de légitimation de l’autorité se constituant – pour les plus récentes – ou se transformant, pour celles qui cherchent à garder leur force initiale. Dans le contexte de la société individualiste contemporaine, nous sommes interrogés sur l’articulation entre la relation d’autorité (qu’elle soit instituée, de fait ou émergente), la fonction de transmission et l’« injonction » d’être soi. Il s’est agi aussi de mettre à plat la manière dont des processus personnels de légitimation (re)trouvent, ou non, le chemin du travail de culture.  

1.4 Problématique de la filiation

Nous travaillons donc maintenant sur la question de la filiation. Nous ne connaissons de plus en plus qu’une forme de lien : le contrat, par lequel deux ou plusieurs individus souverains s’associent suivant des règles conventionnelles, auxquelles chaque contractant se soumet librement, qui définissent leurs droits et devoirs réciproques. On s’engage librement dans un lien contractuel ; on peut en sortir tout aussi librement. De plus, les règles du contrat sont révisables. Le lien social lui-même est pensé à partir de la fiction du « contrat social ». Le contrat apparaît comme la seule forme « démocratique » de lien entre individus, la seul manière admise de limiter l’autonomie personnelle. Un type de lien semble résister à l’assimilation au contrat : le lien familial. Les liens familiaux sont de plusieurs sortes : conjugal, filial, fraternel, sans oublier les liens de parenté plus étendus. Le lien conjugal tend à s’assimiler de plus en plus au contrat. Reste la filiation. Le lien parent / enfant n’est pas contractuel : il est entendu – au moins jusqu’à présent – qu’un adulte n’acquiert pas un enfant par contrat ; que des parents ne peuvent pas répudier leur enfant ; que des enfants ne peuvent pas changer de parents, ni s’en affranchir. Il n’y a pas de « contrat » parental ou filial, que l’on puisse rompre ou en définir les termes. La problématique de la filiation est en effet marquée par une fondamentale dissymétrie qui rend, dans une première approche, impossible le cadre contractuel, parce qu’elle affectée par une précédence temporelle, notamment par ce qu’on appelle aujourd’hui un « projet parental ». Cette précédence entraîne une dette de vie vis-à-vis des parents. Elle est, par ailleurs, le lieu d’une dépendance dont l’horizon serait d’être reconnue et assumée. Ces dimensions du lien de filiation le font donc échapper au cadre général de la vision contractuelle du lien prévalente aujourd’hui : quel contrat pourrait être institué en l’absence, ou sans le consentement d’un des contractants ? Mais cette évidence sociale d’un lien à part en est de moins en moins une : la pratique de la gestation pour autrui, mais aussi certaines conditions de l’adoption internationale, relèvent davantage de l’acquisition d’un enfant que de la génération. On insiste sur le caractère artificiel, choisi, de la filiation. La seule vraie « parenté » est dorénavant celle du projet. Employons à dessein le terme de « parenté ». Derrière le vœu subjectif d’un sujet de mettre en œuvre sa « parentalité » – sa trajectoire de devenir parent –, se déploient de nouvelles figures de parenté, c'est-à-dire de configuration des alliances et des règles de filiation. Les règles d'alliance et de filiation ont évolué au cours des siècles. Ce qui a changé est le rapport que notre culture entretient aux institutions et à ses outils juridiques. L'évolution du droit tend à épouser de plus en plus le désir des individus. S'il le droit s'avère actuellement prescriptif pour ce qui concerne ce que doit être le « bon » parent (un « bon » travail de parentalité), il tend à se laisser interroger par les multiples figures des formes familiales. En même temps, l’institution du lien de filiation se réduit souvent à la volonté parentale et à son vœu de validation par la société. Ce qui n’empêche pas – le paradoxe n’est qu’apparent – le fait que les techniques d’analyse génétique aient donné une nouvelle actualité au critère biologique de la filiation. C’est la structure même de la filiation, et plus seulement la manière dont elle est vécue, qui est devenue aujourd’hui une source d’interrogation et un thème de recherche. La postmodernité est évidemment ambivalente. L’enfant-roi est encensé, mais « derrière la célébration de l’enfant-roi » se cache souvent […] une réduction de l’enfant à un objet de besoin » (Causse, 2008, p. 47).   2 Psychologie et anthropologie du fait religieux. Mots clés : Croyance, représentations sociales, spiritualités contemporaines, subjectivation, travail de culture. Mon intérêt, et mon attention, pour la psychanalyse, et l’anthropologie des processus de constitution du lien et de subjectivation s’est entrecroisé, tout au long de ma trajectoire de recherche, avec la question du religieux.  Ce dernier champ a été pour moi le paradigme d’un questionnement plus large recouvrant le rapport de la psyché individuelle et de la culture (Arènes, 2011 ; 2012a ; 2012b ;  2013e ; 2014). Ce champ de recherche et de réflexion s’est appuyé d’une part, sur le cheminement d’un certain nombre d’analysants entendus dans ma pratique, présentant une problématique d’adhésion à une religion, et d’autre part sur une activité d’enseignement et de recherche, qui se poursuivent encore aujourd’hui. J’ai fait jouer les harmoniques de ce questionnement sur la place du religieux dans la subjectivation dans mes cours du Centre Sèvres, depuis 2003 sur le thème de la psychanalyse du fait religieux, et dans un séminaire de second cycle en théologie, que je co-anime, à l’Institut Catholique de Paris depuis deux années académiques avec le théologien Laurent Villemin, concernant l’ecclésiologie et la structuration du sujet. Dans ces deux approches, qui alimentent mon travail de recherche, l’interaction du sujet religieux avec la culture fut et demeure le thème essentiel. Je me suis notamment penché récemment, dans mon séminaire de l’Institut Catholique de Paris, sur la manière dont se déploie l’angoisse religieuse depuis Luther (jusqu’à Thérèse de Lisieux), et dont les églises « traitent », aujourd’hui comme hier, la question du « corps commun » face aux impératifs postmodernes de l’épanouissement personnel. Pour résumer une problématique complexe, un aspect essentiel de mes recherches fut une réflexion sur le passage, tel qu’il se joue notamment dans le monde contemporain, entre les faits individuel et collectif. Le fait religieux a été pour moi un lieu essentiel de compréhension, et de théorisation de la « contenance culturelle » aujourd’hui hétérogène, et, pour une part défaillante dans sa relation avec la subjectivation (Arènes, 2005 ; 2006 ; 2008a ; 2008 ; 2010a ; 2010b ; 2011 ; 2012a). Mon étude du fait religieux, s’étalant depuis les années 2000, s’est nourrie d’une réflexion irriguant des essais ou des articles dont le thème principal n’était pas nécessairement ce fait (Arènes, 2000 ; 2002 ; Arènes & Sarthou-Lajus, 2005), ou au contraire, le visant directement (Arènes, 2005 ; 2006 ; 2008 ; 2009 ; 2012    a ; 2012b ; 2013b). J’ai, par la suite,  rassemblé et problématisé ces travaux en deux ouvrages (2011 ; 2012a). Je me suis intéressé à la manière dont la dynamique de subjectivation s’enroule autour du donné religieux pour créer, dans le temps contemporain, une donne originale, fragile et menacée, mais aussi dynamique et productive. Ce travail a permis de dégager après-coup, dans la relecture de ce que j’avais déjà écrit, et pensé, ce qui en émanait puissamment : je découvrais à quel point mon analyse de la subjectivation croyante suscitait la problématique d’un sujet « faible », créant, comme au-dessus du vide, l’espace d’une foi œuvrant au sein d’un gain dans la perte. L’étude de la mystique contemporaine fut un ressort important de cette découverte. Je suis, par ailleurs, directeur de recherches au CRPMS (Centre de Recherches Psychanalyse, Médecine et Société, Université Denis Diderot- Paris VII). Mon champ de recherche, tendant à articuler l’anthropologie psychanalytique avec les sciences de l'homme, est entré en écho avec les orientations de ce laboratoire, dont les chercheurs se laissent interroger par les bouleversements des représentations dans le champ social, qui ne peuvent pas ne pas interroger les théories psychanalytiques constituées. J’ai donc étudié la question du travail psychique imposé au croyant par la réalité d’une culture inhomogène, morcelée, en proie, selon le terme de Max Weber, au « polythéisme des valeurs » (Weber, 1919). La « vérité » religieuse est une parmi d’autres, prise dans le mouvement et la tension du marché des valeurs. En me référant au concept d’enveloppe psychique, la culture constitue, en quelque sorte une structure contenante, enveloppante du psychisme (Houzel, 1987). La culture comme enveloppe serait aujourd’hui traumatogène, à de multiples titres : d’abord parce que la tension entre narcissisme centripète et la position centrifuge de la culture n’a jamais été aussi intense, ensuite en raison d’une hétérogénéité rendant problématique sa fonction de contenance. Ce que je viens de décrire brièvement pour ce qui concerne la question religieuse, est paradigmatique du rapport plus général beaucoup plus complexe qu’entretient le sujet contemporain, qu’il adhère ou non à la sphère religieuse, avec la culture, en tant qu’elle contient, et en tant qu’elle fait lien. Cet état de fait peut se comprendre en termes d’articulation du psychique et du social. Je me suis donc appuyé sur ma réflexion concernant le fait religieux pour élaborer des modèles à propos de la subjectivation et du déploiement du lien humain, d’autant qu’un aspect essentiel de ma méthodologie (Arènes 2011) fut de mettre en tension l’interjeu mutuel du religieux et de la pensée psychanalytique.         ARENES Jacques (2000) La recherche de soi, Paris, Desclée de Brouwer. ARENES Jacques (2002) Souci de soi, oubli de soi, Paris, Bayard. ARENES Jacques (2005) « Fête et religion : un espace de subjectivation », Adolescence, n° 53, 2005/3, p. 683-693. 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